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![]() Gilbert Langevin 1938-1995 |
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En 1960 , il arrive à Montréal et l'on pourra lire ses articles dans diverses revues dont Liberté, La Barre du jour et Hobo-Québec. Il fonda les Editions Atys ainsi que le Mouvement fraternaliste avec François Hertel. En 1979, il est récipiendaire du prix du Gouverneur Général du Canada; la bourse reçue est remise à l'organisme pour la défense des prisonniers politiques du Québec. En 1994, il avait reçu le prix Alain-Grandbois de L'Académie des lettres du Québec pour: "Le cercle ouvert." Lorsqu'il meurt à Montréal, le 18 octobre 1995, Gilbert Langevin, a publié depuis 1959, trente-quatre livres: recueils de poèmes essentiellement, mais aussi de chansons et poèmes, mais aussi d'écrits de Zéro Legel - le plus important de ses pseudonymes-, surtout de la prose et des aphorismes. C'est dire qu'il est surtout connu et reconnu comme écrivain. Pourtant, quelques-unes de ses chansons, chantées à partir de 1968 par lui ou enregistrées par quelques grands noms d'ici, ont été et sont encore aujourd'hui très connues. Le premier disque constitué de chansons de Langevin sera enregistré en 1969 par Pauline Julien et c'est François Cousineau qui en aura composé la musique. De 1969 à sa mort, d'autres interprètes chanteront, dans des styles musicaux bien différents, des textes de Langevin: Offenbak, Gerry Boulet, La voix que j'ai, Steve Faulkner, Le train maudit, Marjo, Celle qui va, Dan Bigras, Naufrage, Ange-animal, Jean Custeau, Les fleurs dans la ville, Ruelle de nos amours, Le blé des autres, Entre un scotch et du jazz, Pierre Flynn, Luce Dufault et bien d'autres. De plus Gilbert Langevin a laissé plus de deux cents chansons qui n'ont pas encore fait l'objet d'une composition musicale. Dans 13 Escales au pays, dit par Jean-Marie da Silva, on peut entendre 5 textes de Gilbert Langevin Entre 1959 et 1963, paraissent ses quatre premiers recueils. Plus tard, il devait être le seul poète québécois à publier une rétrospective de ses oeuvres poétiques, ORIGINES, aux Editions du Jour. Parallèlement à son travail de création, c'est dans les domaines de l'édition (plus officiellement) et de l'animation (plus officieusement) qu'il a oeuvré, dans plusieurs salles du circuit parallèle, à Montréal surtout, où il a présenté nombre de spectacles-récitals. Il a également fait partie d'une tournée de poètes québécois en France: Paroles du Québec, en compagnie de Yves Gabriel Brunet, Michèle Lalonde, Michel Garneau, Raoul Duguay, Gaston Miron et Paul Chamberland. Dans un article de La Presse, Pierre Nepveu mentionne: "On a dit de lui qu'il était un pur, et c'est vrai, mais un pur énergique, fidèle à sa propre détresse, comme au dur espoir d'une lumière au bout du tunnel. Dans cette position difficile il pouvait dire, au détour d'une page de réels moments de bonheur et de beauté: un plaisir du corps, une musique, un éclair de soleil. Mais c'était vite passé, et les turbulences et les tourments revenaient." Dans Le Devoir, Robert Lévesque parle de la poésie de Langevin comme "une poésie vive et rebelle, celle d'un écorché vif, d'une victime du mal de vivre." Jean Royer le décrit comme "un poète d'amour et de révolte. Pour lui être humain c'est être "nu-mains" et la poésie quand il la chantait il l'appelait la "poévie". La poésie était pour lui "l'exploration infinie des mots et de la parole.". Quant à Normand Baillargeon, il nous parle du poète dans ces mots: "Sa vie et son oeuvre s'inscrivaient dans un territoire où révolte et insoumission ne sont pas de vains mots, la poésie étant pour lui un moyen d'aller vers les autres." Recherche: Danielle Gilbert et Jean Custeau
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